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Histoire de l’abeille domestique au Canada

Les abeilles sont probablement originaires d’Afrique, et elles ont été importées en Amérique du Nord par les colons européens au début des années 1600. Aujourd’hui, quoique les abeilles ne soient pas indigènes en Amérique du Nord, elles y sont présentes, de même que dans la majeure partie du monde, sauf en haute altitude et dans les régions polaires. C’est parce qu’elles ne supportent pas très bien le froid et que les températures extrêmement basses peuvent causer un stress excessif à la ruche.

Au Canada, on dit que les pollinisateurs, y compris les abeilles, sont à l’origine du tiers de la nourriture que nous mangeons, ce qui représente environ 2 milliards $ par an pour l’industrie agricole. Il y a actuellement plus de 8500 apiculteurs au pays et plus de 700 000 ruches. La majorité de ces ruches sont commerciales – la production de miel y est une entreprise – et seulement certaines d’entre elles constituent un passe-temps. Vu le nombre élevé de ruches, les apiculteurs ont souvent besoin de fleurs que leurs abeilles pourront butiner, et c’est pourquoi bon nombre d’entre eux s’associent à des producteurs agricoles.

Histoire du nombre de ruches

Au cours des 90 dernières années, le nombre de ruches au Canada a plus que doublé, et il atteint aujourd’hui un sommet historique. Toutefois, les choses ne se sont pas toujours déroulées sans heurt, et l’industrie a fluctué, pour des raisons tant commerciales qu’environnementales. En conséquence, le nombre de ruches au pays a lui aussi varié.

Vers le début de la Deuxième Guerre mondiale, le Canada a commencé à rationner sévèrement le sucre, et la demande de miel, en tant que substitut, était très grande. Résultat : en peu de temps, le nombre de ruches au pays a augmenté – en raison, surtout, d’importations des États-Unis. Au sortir de la guerre, toutefois, ces ruches ne furent plus considérées comme nécessaires, et l’industrie a pâti.

À mesure que la population a augmenté, le nombre d’apiculteurs commerciaux s’est accru lui aussi, et en 1980, le niveau de production de miel au Canada était pour ainsi dire le même qu’aujourd’hui.

C’est alors que la catastrophe a frappé : le varroa (Varroa destructor) – le plus grand danger pour les abeilles – a été introduit au pays. Pour tenter de protéger le Canada contre ce ravageur, le gouvernement a fermé la frontière aux importations d’abeilles états-uniennes. Cela a créé des défis de taille pour les apiculteurs, notamment en matière d’hivernage, et le varroa a malgré tout fait son apparition au pays.

Grâce à la découverte de pesticides (plus particulièrement d’acaricides) et à d’autres méthodes pour gérer la population de varroas dans les ruches commerciales, le nombre d’abeilles s’est stabilisé, et il est actuellement plus élevé que jamais.

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